14 juin 2007
Revenante
en fin, depuis si longtemps, je viens vous retrouver mes amis, on dirait que toute une vie a passé depuis...
Une vie difficile s'est presentée à moi, des bons moments sont venus rafraîchir les terribles souffrances que m'ont étés imposées, mon car acter, si gai d'habitude, a été assombri, d'abord par un voyage au Chili, très accidenté, car j'ai trouvé ma mère malade, elle a fait une pneumonie compliquée avec un probléme du coeur le lendemain de mon arrivée, 15 jour aprés je suis tombée à la Serena au nord du Chili et je me suis cassé la poignée, je suis partie en vacances à Valparaiso avec mes petits enfants avec la main dans le plâtre, ceci m'a pas été de tout repos, mais bon il faut relativiser, ils sont craquants!!! Ma mére s'est remise de sa maladie, heureusement, un jour avant mon retour en France est sortie de l'hôpital, mais bon j'ai pu lier un contact longtemps perdu avec ma fille et mes soeurs à Santiago,c'est bien, il faut bien trouver le côté positif des choses, ma vie de toutes maniéres m'a jamais été du gatêau, je suis arrivée chez moi, le 16 décembre, à ma nouvelle maison, un petit paradis dans pleine campagne, près de Castelnaudary, ce que rêvais depuis si longtemps, le bonheur, le repos après toutes ces difficultés.
Et nous voilà la fin de l'année, je retrouve mon amour on va fêter ensemble le jour de l'an, lorsque a dix heures du soir le 31 décembre, mon fils aîné m'appelle pour me dire que son frère voulait se suicider!!! ... mon ami et moi sommes partis voir qu'est ce qui se passait, en effet mon deuxiéme enfant était hospitalisé, il avait décide de mettre fin à ses jours, il n'avait pas réussi, mais l'idée lui trottait tellement fort dans la tête que son frère et moi avons décidé de l'interner dans une clinique psychiatrique contre son gré. Au retour de cette horrible épreuve vers chez moi, à 400 kilométrés je suis tombée malade du rein, hospitalisée pendant quatre jours, à la sortie j'ai su que le médecin à qui on avait confié la garde de mon fils suicidaire, l'avait laissé sortir sans demander notre avis.
L'horreur... quelque part nous savions que l'échéance était fixée à n'importe quel instant, que peu importe ce que nous faisions, le drame viendrait, nous ne voulions pas le croire, l'accepter, mais intimement, dans notre coeur, la certitude y était, nous savions silencieusement que le destin nous rattraperait...
Le 31 janvier, jour de son anniversaire, mon fils s'est pendu.
Pour une mère, le pire est arrivé, je suis obligée de vivre avec cette tristesse de la taille d'un abîme, et affronter ce qui fait partie de mon lot, de ma charge, de la difficulté à croire,de me permettre de pleurer lorsque les larmes m'envahissent, et de parler de cette peine, mais surtout de me dire que maintenant il ne souffre plus, et que il existe plusieurs façons de laisser ses enfants partir, que une fois qu'ils ont fait leur choix on ne peut rien y faire pour les retenir et que la plus grande preuve d'amour est accepter l'éloignement aussi profond et long qu'il soit.
J'ai peint son portrait, ce qui m'a beaucoup aidé dans la démarche de mon deuil.
Pour vous alléger de toute cette peine que j'ai pu partager avec vous je vais vous montrer quelques photos de mon voyage...
Llamas, chez ma soeur, à côté de Iquique, elle tient un camping sauvage que si vous allez un jour au Chili, vous pourrez visiter, c'est un Eco camping, d'ailleurs vous pouvez visiter leur site à " www.ecocampamentoelhuarango.cl " , j'ai été et c'est incroyable, avec sa terre blanche et au milieu du désert un oasis comme celui la on dirait qu'on est dans la lune, on peut presque toucher les étoiles, car il n'y a aucune pollution. L'air est plus pur que nulle part ailleurs, vous direz que vous venez de ma part, ça lui fera plaisir.
Voilà leur petite maison, à El Huarango, si vous cherchez un endroit de paix, allez y, ma soeur fait l'élevage des Llamas, les lézards géantes sont amicales comme les pigeons dans les places publiques, et le paysage une merveille.
Leur systéme d'eau, et il faut pas croire que la chaleur est accablante, car la bàs... il y a de l'oxigéne!!!
Bon, je vous quitte pour aujourd'hui, je reviendrai, j'espere plus vite que la dérniére fois que je vous ai quitté.
Commentaires
Je comprends ta longue absence maintenant.
Ayant perdu ma mère alors qu'elle avait 63 ans, je sais que c'est déjà très dur. Mais perdre un enfant je n'ose même pas imaginer.
Je ne peux que penser très fort à toi et ta famille. Vous en ressortirez surement plus soudés que jamais.
La douleur s'atténue au fils du temps mais ne disparait jamais.
Je te souhaite plein de courage et t'apporte un peu de force.
Je t'embrasse bien fort.
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